Sortie en Oisans – 20 au 27 juin 2026

Du 20 au 27 juin, Céline et Matthieu ont organisé une sortie grande voie en Oisans. Se sont joints à l’aventure : quatre grimpeurs de G13 (Bastien, Arthur, Marcos et Théo), un de roc 14 (Benjamin) et un autre (Jean-Marc) de l’extrême Est de l’Ile de France, la Ferté-sous-Jouarre (la légende dit qu’il a dû partir la veille en carrosse pour rejoindre Gare de Lyon).

Le séjour prend une forme de revanche pour Céline, Matthieu, Arthur et Bastien, qui avaient tenté l’Oisans l’an passé en mai, sans pouvoir faire beaucoup de grandes voies du fait d’une météo, disons… capricieuse.

Pour le coup, Céline et Matthieu ont eu un sens aigu du timing cette année pour éviter la canicule qui frappait l’ensemble du territoire, excepté le quart sud-est. L’ambiance était très chaleureuse dans un gite agréablement frais, et on s’est même payé le luxe de manger une tartiflette ! Le combo tartiflette + cheesecake qui nous a d’ailleurs plâtré fourni en énergie pour la semaine (deux théories : soit avec autant de Kcal on peut tous partir dans le 7 ; soit on reste cloué au sol). En parlant de nourriture, on notera que Jean-Marc a la fâcheuse tendance de servir des assiettes plus généreuses aux personnes avec qui il a grimpé le jour même…

Côté escalade (puisqu’on n’est pas venu·es que pour les tartiflettes), nous avons fait 4 jours de grandes voies et 3 jours de couennes, dans des secteurs aux paysages grandioses. Je ne crois pas me tromper en disant que tout le monde y a trouvé son compte, quel que soit son niveau. Les néophytes (dont je fais partie) ont pu appréhender sereinement la grande voie avec les plus expérimenté·es, et voler de leurs propres ailes (toujours en sécurité). Au grand dam d’Arthur, les réveils ont été (très) tôt pour profiter de la fraicheur matinale et pouvoir grimper les faces sud-est intéressantes, en grande partie sur un gneiss de qualité très agréable à grimper (on se croirait à Pen-Hir !). Par contre, c’est raté pour le Trident du Drac cette année, on reviendra hors canicule !

Avant le départ, Céline nous a organisé quelques révisions des manips de relais, et j’adresse un remerciement particulier aux portes de placard de la cuisine du gite, qui ont servi de relais fictifs (attention, la descente en rappel y est déconseillée sous peine de perdre la caution). Blague à part, c’est surtout Céline et Matthieu qu’il faut remercier pour ce séjour très bien organisé, que ce soit au niveau des déplacements, du gite, de la répartition des repas et des secteurs à grimper.

Détail du séjour :

J1 : Couenne au Versenat (Susville). Une bonne mise en jambe (à l’ombre !) sur du calcaire, après le trajet en train et la récupération des voitures de location. Les cotations nous paraissent un peu aléatoires selon les voies, et les moustiques viennent tester notre patience, mais pas de quoi entacher notre envie de grimper !

J2 : Grandes voies au Rocher de l’homme à Chamrousse. Après une bonne demi-heure de marche d’approche depuis la station de Chamrousse, nous arrivons au fameux Rocher de l’Homme, une belle paroi de gneiss au-dessus de la Romanche. Des voies relativement faciles, de 3 longueurs et très bien équipées, c’est l’idéal pour s’initier à la grande voie ! Les moins sensibles à la chaleur repartent pour un tour après la pause repas.

J3 : Grandes voies au Grand bec de la Roizonne à La Morte (Alpe du Grand Serre). Réveil à la fraiche, on a de la route ! Un peu de voiture, mais surtout pas mal de marche d’approche, pour arriver à ce gros rocher de gneiss qui parait posé là sur les hauteurs à attendre les grimpeur·ses. Le D+ nous a bien échauffé pour les voies de 6-7 longueurs, magnifiques. Accueilli·es au sommet par un vent frais, on se régale avec le pic-nic avant de redescendre tranquillement.

J4 : Grandes voies aux Dessous et Petite Corse à Chamrousse. Retour à Chamrousse, mais cette fois-ci sur deux secteurs juste en dessous du lac Achard. Deux possibilités selon les envies : faire 3 longueurs à Petite Corse et bronzer au bord du lac, ou partir des Dessous (6 longueurs) et enchainer avec Petite Corse (3 longueurs). Dans tous les cas, le cadre est grandiose avec une belle vue sur les Ecrins.

J5 : Couenne au Pont du Prêtre. « Risque d’orage l’après-midi, grande voie en sursis ». On se replie sur un site de couenne plutôt dalleux, et surtout assez poussiéreux. Quelques voies sont intéressantes, mais ce ne sera clairement pas le point d’orgue du séjour.

J6 : Couenne au Rocher de 11 heures (Oris-en-Rattier). Mazette, encore un risque d’orage ! On tente ce site de couenne 500m au-dessus du Pont du Prêtre, et bien plus intéressant en termes d’escalade. Le site se divise en deux, le bas plutôt en dalle, le haut plutôt vertical ; et porte bien son nom, puisque le soleil touche effectivement la paroi autour de 11h.

J7 : Grandes voies à la Dalle de Chantelouve. Pour finir en beauté, une belle paroi de gneiss en dalle, qui s’élève au-dessus de quelques névés persistant malgré la chaleur. Des voies de 5 longueurs, prolongeables pour les plus téméraires, et une descente à pied ou en rappel.